Le logo de Rheinmetall
Rheinmetall a abaissé jeudi ses prévisions de chiffre d'affaires pour 2026, après l'annulation par le gouvernement allemand d'un programme de frégates retardé que le groupe allemand de défense était largement considéré comme favori pour remporter.
Rheinmetall table désormais sur un chiffre d'affaires compris entre 13,7 et 14,2 milliards d'euros, contre une fourchette précédente de 14,0 à 14,5 milliards d'euros, en raison d'un impact de 300 millions d'euros sur sa division navale.
Le groupe a maintenu inchangés ses autres objectifs et a déclaré rester en bonne voie pour enregistrer une croissance record.
Il avait annoncé le mois dernier, dans un communiqué hors calendrier, une hausse de près de 70% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, à environ 3,3 milliards d'euros, tous les segments d'activité ayant contribué à cette progression.
DES AMBITIONS FREINÉES
Rheinmetall a vu ses perspectives s'améliorer fortement avec le regain d'intérêt de l'Europe pour le renforcement de ses capacités de défense après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022. Le premier fabricant européen de munitions vise un chiffre d'affaires annuel pouvant atteindre 50 milliards d'euros d'ici 2030.
L'an dernier, le groupe a racheté la division navires de guerre du constructeur naval allemand Luerssen.
Rheinmetall également l'acquisition de German Naval Yards Kiel et a indiqué qu'il prendrait une décision définitive dans les prochaines semaines après le retrait, le mois dernier, d'un concurrent du processus.
La dynamique de Rheinmetall a toutefois été freinée en juin lorsque le gouvernement allemand a abandonné un programme de frégates retardé, pour lequel le groupe était largement attendu comme attributaire du contrat.
(Miranda Murray ; version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)

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